Moins de 6 000 actuaires exercent en France, pour un marché qui recrute chaque année bien plus qu’il ne forme. Ce déséquilibre dit tout de l’attractivité de ce métier, certes exigeant sur le plan mathématique, mais qui ouvre des portes dans l’assurance, la finance et la gestion des risques avec une employabilité quasi garantie à la sortie des études.
Grandes écoles, masters universitaires, diplômes reconnus par l’Institut des Actuaires : les voies pour accéder à ce métier sont nombreux, parfois complémentaires, et méritent d’être bien comprises avant de faire un choix. Sachant que certaines formations préparent directement aux certifications professionnelles, le parcours que vous choisissez dès le départ peut considérablement changer la suite de votre carrière.
Iedu fait le point sur les formations et diplômes qui permettent de devenir actuaire en France, pour vous aider à identifier le chemin le plus adapté à votre profil.
Le diplôme d’actuaire (ce qu’il faut vraiment viser dès le bac)
Pour devenir actuaire, le niveau minimum attendu est un Bac+5 obtenu après 5 ans d’études supérieures. Comme le détaille terminales.fr, le point de départ idéal reste un bac général scientifique avec les spécialités Mathématiques et Mathématiques Expertes, éventuellement complétées par Physique-Chimie ou NSI.
Deux grandes voies s’offrent à vous après le bac : la classe préparatoire scientifique (MPSI ou PCSI, deux ans), qui constitue la voie royale vers les meilleures formations, ou un premier cycle universitaire en Licence Maths, Maths-Info ou Éco-Gestion quantitative (L1 à L3). Ces deux parcours convergent ensuite vers les formations de niveau Master reconnues par la profession.
Selon www.onisep.fr, les diplômes visés à ce niveau sont nombreux et nombreux :
- Diplôme d’actuaire (ISFA Lyon, ENSAE, Université Paris Cité…)
- Diplôme de statisticien de l’Institut de statistique, mention actuariat
- Master mention actuariat
- Master mention mathématiques appliquées, statistique
- Master mention finance
- Master mention statistique et économie du risque
- Diplôme d’ingénieur de l’ENSAE (Groupe des écoles nationales d’économie et statistique)
Choisissant la bonne spécialité dès le lycée, vous maximisez vos chances d’intégrer l’une de ces filières sélectives. Consultez la page formation et diplômes Actuaire sur terminales.fr pour visualiser l’ensemble du parcours, de la terminale jusqu’au titre professionnel.
Les formations reconnues (masters, écoles et parcours spécialisés)
D’après le guide de terminales.fr, les formations de niveau Bac+5 reconnues par l’Institut des actuaires sont nombreuses et couvrent des profils nombreux. Voici un aperçu comparatif des principaux masters spécialisés :
| Diplôme | Spécialité principale | Accès | Points forts |
|---|---|---|---|
| Master mention Actuariat | Modélisation actuarielle, tarification, Solvabilité II | Après Bac+3 (licence maths, éco, info) | Formation centrée sur le métier, réseau fort avec les assureurs |
| Master mention Mathématiques appliquées, Statistique | Modèles stochastiques, apprentissage statistique, finance quantitative | Après Bac+3 scientifique | Profil recherché en data science actuarielle et en banque |
| Master mention Statistique et économie du risque | Risk management, économétrie du risque, finance d’assurance | Après Bac+3 (maths, économie, gestion) | Passerelle entre actuariat et économie |
| Master Isifar (Paris Diderot) | Ingénierie statistique et informatique de la finance, de l’assurance et du risque | Après prépa ou L3 scientifique | Alliance mathématiques et informatique |
| Master MIASHS, parcours Ingénierie de la statistique et de l’actuariat (USVQ) | Méthodes quantitatives, actuariat vie/non-vie, modélisation | Après prépa ou L3 scientifique ou économique | Formation équilibrée entre théorie et outils professionnels |
| Master Sarads, Université de Poitiers (Iriaf) | Statistique et actuariat appliqués en assurances dommages et santé | Bac+5 | Spécialisation assurances dommages et santé |
| Master ingénierie maths-info, UCO Angers | Ingénierie statistique et actuariat | Bac+5 | Alternative sérieuse en province |
Selon www.institutdesactuaires.com, les formations officiellement reconnues pour obtenir le titre d’actuaire associé sont les suivantes :
- ISFA (Lyon)
- ISUP
- Université de Strasbourg
- EURIA
- Université Paris-Dauphine
- ENSAE
- ESSEC
- Collège des ingénieurs
- CNAM (en formation continue)
Formations reconnues par l’Institut des actuaires, toutes au niveau Bac+5, elles garantissent un accès direct au titre d’actuaire associé sans démarche supplémentaire. Notez que la majorité de ces établissements sont concentrés en région parisienne ou à Lyon, même si l’UCO d’Angers constitue une alternative solide en province.
Les accès spécifiques et la suite après le Bac+5 (pour aller encore plus loin)
Selon terminales.fr, le parcours ne s’arrête pas forcément à Bac+5 : une spécialisation Bac+6 est possible et parfois recommandée pour les profils les plus ambitieux. Le Mastère Spécialisé Actuariat de l’ENSAE, accessible après un Bac+5, ou le programme du Collège des ingénieurs, réservé aux titulaires d’un diplôme d’ingénieur ou d’un doctorat scientifique, représentent ces options avancées.
« Le titre d’Actuaire Associé de l’Institut des actuaires est accessible sur titres pour les titulaires d’un diplôme d’ingénieur ou d’un doctorat scientifique. »
, Institut des actuaires
Pour les étudiants qui n’ont pas encore atteint le niveau Master, plusieurs portes d’entrée existent néanmoins. Le DU de Statistique recrute sur titres dès la 1ère année pour les étudiants inscrits en Licence 2, avec une admission en M1 possible dès qu’une licence complète est validée. Le concours commun CEAS, lui, est accessible dès la Licence de Mathématiques (L3), avec des pré-requis solides en mathématiques.
D’après www.cidj.com, le salaire brut mensuel débutant d’un actuaire part de 3 000 €, ce qui représente environ 58 500 € brut annuel en médiane, un niveau très attractif pour un jeune diplômé. Certains métiers bancaires liés à l’actuariat exigent également la certification AMF, obtenue en une seule journée de formation.
Voici un récapitulatif du parcours complet, de la terminale au titre d’actuaire, tel que le présente www.cidj.com et confirmé par terminales.fr :
- Terminale : Bac général, spécialités Maths + Maths Expertes recommandées
- Années 1-2 : Classe préparatoire MPSI/MP ou L1-L2 Maths / MIASHS
- Année 3 : L3 ou fin de prépa, admissibilité en Master 1
- Années
Comment financer ses études d’actuaire (bourses et alternance)
Financer un cursus de 5 ans vers l’actuariat représente un investissement conséquent, d’autant que les formations les plus réputées se concentrent souvent dans des villes chères comme Paris ou Lyon. Heureusement, plusieurs dispositifs existent pour alléger cette charge financière et même vous rémunérer pendant vos études.
L’alternance constitue la solution la plus avantageuse pour les étudiants en Master actuariat. La plupart des formations reconnues (ISFA, ENSAE, masters spécialisés) proposent désormais des parcours en apprentissage ou en contrat de professionnalisation. Vous percevez alors entre 1 200 € et 1 800 € nets par mois selon votre âge et votre niveau, tout en bénéficiant d’une expérience professionnelle directement valorisable. Les compagnies d’assurance comme AXA, Generali ou Allianz recrutent massivement des alternants actuaires, créant un véritable pipeline vers l’emploi.
Un étudiant en Master 2 Actuariat en alternance gagne en moyenne 1 600 € nets mensuels, soit 19 200 € sur l'année universitaire.
Les bourses spécifiques au secteur méritent également votre attention. L’Institut des Actuaires propose des bourses d’excellence de 3 000 € à 5 000 € pour les étudiants les plus méritants en Master actuariat. Certaines fondations d’entreprises (Fondation AXA, Fondation MAIF) financent aussi des cursus actuariels, particulièrement pour les profils issus de milieux modestes ou les reconversions professionnelles.
- Bourses sur critères sociaux du CROUS (jusqu’à 5 736 € par an)
- Bourses d’excellence de l’Institut des Actuaires (3 000 € à 5 000 €)
- Bourses des fondations d’assurance (variables selon les critères)
- Prêts étudiants bonifiés (taux préférentiels pour les formations actuarielles)
Néanmoins, gardez à l’esprit que l’alternance reste très sélective : les entreprises privilégient les étudiants ayant déjà validé leur M1 avec d’excellentes notes. Préparez-vous donc à autofinancer au moins vos trois premières années d’études supérieures.
Devenir actuaire en France : les formations qui ouvrent vraiment des portes
Environ 200 actuaires sont formés chaque année en France, ce qui en dit long sur la sélectivité du métier, et sur la valeur du diplôme une fois décroché. Les parcours sont nombreux : certains passent par des masters universitaires comme celui de l’Université Gustave Eiffel en alternance sur deux ans, d’autres par des grandes écoles comme l’ESSEC ou l’ESILV, cette dernière permettant même des doubles ou triples diplômes avec Dauphine, l’ISUP, etc.
Bac +2, concours, VAE, formation continue… les portes d’entrée sont plus nombreuses qu’on ne le croit. L’EURIA est accessible dès bac +2 sur concours ou via la VAE, et le DU Science Actuarielle de l’ISUP se suit en formation continue à partir du même niveau. Un BTS Assurance ou Banque, combiné à une solide expérience en données, peut aussi constituer un tremplin crédible vers ces cursus.
En choisissant l’ISFA Lyon, vous misez sur une formation dont le taux de débouchés en finance et assurance atteint 100 %, un chiffre qui, franchement, parle de lui-même et justifie la réputation de l’école sur le marché.
Devenir actuaire : l’expert des risques et spécialiste de calculs
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