Selon les dernières données de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE), le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) a connu une croissance significative en 2023, avec une hausse de 3,5% des salaires moyens. Cette progression, bien que remarquable, soulève néanmoins des interrogations quant à la répartition des rémunérations au sein des différents métiers du secteur. Les écarts salariaux entre les ouvriers, les techniciens et les cadres du BTP semblent se creuser. Qu’en sera-t-il en 2024 ? Nous avons mené notre enquête sur la grille de salaire BTP 2024.
Actualisation des salaires minima hiérarchiques pour 2024
Les salaires minima hiérarchiques des Cadres pour l’année 2024 ont été publiés. Les entreprises du secteur BTP devront se conformer à ces nouvelles grilles salariales. Les salaires minima hiérarchiques des Ouvriers et des ETAM, ainsi que les indemnités de petits déplacements, ont également été fixés pour l’année 2024. Une mise à jour a été effectuée pour corriger l’erratum du minima ouvrier N1P2 dans la région Pays de la Loire. Une prime de partage de la valeur (PPV) a été instaurée à partir du 18 janvier 2024. Notons que le SMIC a été revalorisé au 1er janvier 2024.
Grille de salaires minimaux pour les cadres du Bâtiment
Une nouvelle grille de salaires minimaux pour les cadres du Bâtiment applicable depuis le 1er février 2024 a été signée le 17 janvier 2024 par la FFB, la SCOP, la FFIE et FO, la CFTC, la CFE-CGC. La nouvelle grille est applicable depuis le 1er février 2024 pour toutes les entreprises adhérentes aux organisations patronales signataires.
| 🔢 Coefficient | 💶 Salaire |
|---|---|
| 60 | 2 283 € |
| 65 | 2 473 € |
| 70 | 2 655 € |
| 75 | 2 766 € |
| 80 | 2 944 € |
| 85 | 3 100 € |
| 90 | 3 251 € |
| 95 | 3 398 € |
| 100 | 3 513 € |
| 103 | 3 588 € |
| 108 | 3 722 € |
| 120 | 4 027 € |
| 130 | 4 286 € |
| 162 | 5 317 € |
Informations supplémentaires
Les salaires minima et les indemnités de petits déplacements pour l’année 2023 ont été publiés le 6 juin 2023. De même, le SMIC a été réévalué au 1er mai 2023. Une réduction générale de cotisations patronales a été mise en place à partir du 12 janvier 2023.
- Publication des salaires minima et indemnités de petits déplacements pour 2023 : 6 juin 2023
- Réévaluation du SMIC : 1er mai 2023
- Mise en place de la réduction générale de cotisations patronales : 12 janvier 2023
Évolution des rémunérations dans le secteur du BTP pour 2024
Les ajustements des rémunérations dans le BTP pour l’année 2024 sont désormais disponibles. Les firmes du domaine de la construction sont tenues de respecter ces nouvelles échelles de rémunérations. Les rémunérations minimales des travailleurs manuels et des Employés, Techniciens et Agents de Maîtrise (ETAM), ainsi que les allocations pour déplacements mineurs, ont aussi été déterminées pour l’année 2024. Un rectificatif a été réalisé pour corriger une erreur concernant le salaire minimum de l’ouvrier N1P2 dans la région des Pays de la Loire. Une prime de partage des profits (PPP) a été mise en place à partir du 18 janvier 2024. Il est fondamental de mentionner que le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) a été réévalué au 1er janvier 2024.
Une nouvelle échelle de rémunérations minimales pour les cadres du secteur de la construction, applicable à partir du 1er février 2024, a été ratifiée le 17 janvier 2024 par la Fédération Française du Bâtiment (FFB), la Société Coopérative et Participative (SCOP), la Fédération Française des Entreprises de l’Electricité et de l’Electronique (FFIE) et les syndicats FO, CFTC, CFE-CGC. Cette nouvelle échelle est en vigueur depuis le 1er février 2024 pour toutes les firmes membres des organisations patronales signataires.
Les rémunérations minimales et les allocations pour déplacements mineurs pour l’année 2023 ont été publiées le 6 juin 2023. De même, le SMIC a été réévalué au 1er mai 2023. Une baisse générale des cotisations patronales a été mise en œuvre à partir du 12 janvier 2023.
Pourquoi la formation BTP reste-t-elle un levier d’adaptation indispensable ?
À mesure que les salaires évoluent et que les grilles se réajustent, une autre réalité se dessine en parallèle, celle des compétences. Car derrière les chiffres se cachent des profils, et derrière chaque coefficient, des parcours qu’il faut entretenir, réorienter ou approfondir. Or, avec la mutation des métiers du BTP, l’automatisation croissante des chantiers et les normes environnementales toujours plus pointues, miser sur une formation dans le secteur du BTP n’a plus rien d’une option secondaire. C’est une réponse directe à l’exigence de montée en qualification imposée par le terrain.
Du terrain aux salles de classe, un dialogue permanent
Le béton ne coule pas tout seul, mais il demande aujourd’hui des mains formées au BIM, à la lecture numérique de plans et à la gestion d’équipes pluridisciplinaires. Impossible de parler salaires sans évoquer cette bascule. La valorisation passe aussi par la formation continue, parfois même dès l’entrée dans la vie active. Loin de l’image figée du chantier poussiéreux, les centres de formation collaborent désormais avec des entreprises en demande de profils hybrides, capables de manier aussi bien une truelle qu’un logiciel de modélisation.
Quand les rémunérations atteignent 5 000 euros par mois dans certains domaines, la maîtrise des savoir-faire est essentielle. Ceux qui n’hésitent pas à se former voient à ce titre leur carrière évoluer plus rapidement.
Anticiper les mutations du secteur grâce à la formation
Entre l’électrification des infrastructures, les nouveaux matériaux biosourcés et les contraintes réglementaires en cascade, le BTP ne tient plus sur ses anciennes fondations. Anticipez alors ces changements en intégrant une logique d’apprentissage tout au long de votre carrière dans le BTP. Il ne s’agit pas d’empiler les diplômes, mais de viser juste :
- certifications ciblées,
- remises à niveau sur le plan technique,
- spécialisations nouvelles.
Face à un secteur en perpétuelle évolution, la formation joue le rôle de contremaître discret et décisif : celui qui prépare le chantier de demain dès aujourd’hui.
Guillaume (Tours) : « La grille des salaires Syntec 2024 pour les ETAM et les cadres est présentée dans les tableaux suivants »
Travaillant dans le secteur du BTP depuis plusieurs années, j’ai pu constater l’évolution de la grille des salaires Syntec. En 2024, pour les ETAM et les cadres, les salaires minimaux mensuels bruts varient significativement. Pour les ETAM, les salaires vont de 1 715 € à 2 415 €, tandis que pour les cadres, ils s’étendent de 2 033 € à 5 681 €.
Il faut souligner que certains salaires minimaux des ETAM sont inférieurs au Smic. Dans ce cas, le montant du Smic s’applique comme salaire minimum. Il faut aussi noter que les salaires indiqués sont des salaires bruts, avant prélèvement des cotisations salariales.
La lecture de la grille des salaires Syntec dépend du coefficient et de la position de chaque salarié, qui sont définis par la classification Syntec. Ces informations peuvent être retrouvées sur le bulletin de salaire ou le contrat de travail de chaque salarié. Le coefficient est un indicateur hiérarchique lié à la qualification du salarié, tandis que la position dépend de son ancienneté et de son expérience.